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Un premier bilan des chaînes musicales de Radio-Canada/CBC avec publicités by Stéphane Baillargeon

Jan 23, 2014

Source: Le Devoir

Espace musique de Radio-Canada diffuse une publicité pour Les légendes d’un peupled’Alexandre Belliard présentées début février au Théâtre de Quat’Sous. Radio 2 de CBC fait de la promotion pour le nouvel album de Bruce Sprinsteen. Ces publicités se retrouvent sur les sites et en onde, un changement de cap notoire pour les chaînes publiques qui se passaient de plages commerciales depuis près de cinq décennies.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC) autorise la diffusion de publicités sur les chaînes publiques depuis septembre. La société d’État a réclamé cette mesure dans l’espoir de « générer de nouveaux revenus afin d’absorber les réductions budgétaires imposées et éviter de couper ou de réduire d’autres services ».

Il y avait déjà un peu de publicité sur espace.mu. Les deux radios musicales font affaire avec la compagnie privée Canadian Broadcast Sales (CBS) qui les représente auprès des annonceurs.
Le CRTC autorise quatre minutes maximum et deux interruptions seulement à l’heure. Le diffuseur n’accepte que les publicités nationales. Pour Espace musique, les points de vente des produits doivent se retrouver dans l’ensemble de la province québécoise. Les émissions de musique classique sont exemptées de présentations publicitaires.

« Je n’ai pas d’étude scientifique, mais je crois que la publicité ne remplit pas toujours les quatre minutes autorisées,dit Ian Morrison des Amis de la radiodiffusion canadienne, groupe de défense du diffuseur public. Cela indique peut-être que l’opération pour augmenter les revenus ne sera pas un grand succès. Mais la situation pourrait évoluer, les grandes agences planifiant leur campagne des mois à l’avance.[…] De toute manière, nous sommes toujours contre la publicité à la radio publique. »

La société d’État refuse de divulguer les revenus générés par ses nouvelles activités commerciales. « Concernant les tarifs et l’estimation des revenus, ces informations sont de nature concurrentielle », écrit au Devoir Marie Tétreault, responsable de la radio à la direction générale des communications et de l’image de marque.

Lors des audiences pour le renouvellement de sa licence l’an dernier, le diffuseur anticipait des recettes de 1,4 million en 2013 uniquement pour Espace musique. Les concurrents du privé prévoyaient plutôt des revenus de 4 millions pour le nouveau concurrent.

© Le Devoir